PostHeaderIcon Rassemblement à Uzès - 19 Juin 2016

Rassemblement à Uzès - 19 Juin 2016

 

Après un beau voyage par les routes de campagne, boisées, fleuries, peu d’urbanisme, un changement radical des villes et autoroutes, nous voilà dans cette belle petite ville

 

Ucetia, ville d'eau. C'est au bord de l'Alzon, autour de la source d'Eure, que l'on trouve les premières traces d'ouvrage humain à Uzès. Au début de notre ère, les Romains y captent une eau abondante. Elle est acheminée jusqu'à Nîmes par un aqueduc de 50 km, dont le Pont du Gard est la partie la plus remarquable.


Uzès, 1er Duché de France. En 1229, le Languedoc, dont Uzès fait partie, est rattaché à la couronne de France. En 1565, Charles IX élève le comte de Crussol à la dignité de duc afin de s'assurer du loyalisme de ce dernier envers la couronne. En 1632, le Duc d'Uzès est 1er duc de France. Le Duché situé au cœur de la ville appartient toujours à la famille ducale qui y séjourne depuis plus de 1000 ans.

 

Uzès, huguenote. Au 16e siècle, Uzès était la cinquième ville protestante du royaume. Mais le temple d'Uzès est détruit lors des guerres de religion. En 1685, Louis XIV révoque l'Edit de Nantes : les protestants uzétiens se convertissent ou choisissent de s'expatrier dans toute l'Europe.

Uzès à la révolution industrielle

Uzès et ses alentours comptent de nombreux moulins, aujourd'hui en ruines, mais qui depuis le XV° siècle, servaient aux fabriques des serges et des draps de laine, des cuirs et de la soie. Mais la maladie des vers à soie provoque le déclin de la sériciculture à la fin du XIX° siècle à Uzès. C'est alors que l'on vit se développer deux nouvelles activités : la production de céramiques utilitaires et artistiques et la réglisserie. Ces activités existent toujours : fleuron des réglisseries et poteries, présentes à Uzès depuis 1802, perpétuent la tradition et le savoir-faire et contribuent à faire d'Uzès, une destination de renommée internationale.

Nous voilà arrivés à destination au camping municipal du Val de l’Eure. Nos Amis de l’A.B.C.T, organisateurs de cette journée, nous accueillent avec une joie immense, nous découvrons comme à chaque rassemblement, une organisation sans faille, où tout, dans le moindre détail, a été mis en œuvre par une équipe de bénévoles, où nous retrouvons aux commandes, depuis des décennies, le dévoué Président Jean Pierre Rozier.

Autour de nous, interpellations, embrassades, larmes, rires, tous les sentiments et sensations, s’expriment. Devant un grand tableau, les Bônois se retrouvent et s’inscrivent pour les retrouvailles, les noms de famille, les quartiers, les rues, même les clubs sportifs ; rien ne manque.

L’heure de la messe, arrive ou un grand groupe se retrouve pour prier devant la statue de Saint Augustin. Avec ferveur, l’esprit rempli du souvenir des communions, des mariages, de Pâques avec nos rameaux de friandises, et bien sûr de nos disparus laissés là-bas, sur cette belle terre qu’ils avaient embellie.

Après la messe, au son de la musique, c’est l’heure de l’apéritif et du repas tiré du sac ou, pour certains copieusement préparé par Andrée.

A notre disposition, par les organisateurs de cette journée, des marchands et traiteurs, charcuterie de chez nous, beignets, gâteaux comme là-bas, couscous etc. C’est le moment de se souhaiter un bon appétit.

Une fois de plus, journée inoubliable de fraternité, d’amitié, qui se termina pour quelques-uns, par un frugal repas élaboré de restes du midi et autres, partagé entre tous et comme diraient d’aucuns "A L’AN QUE VÈN !"

Guy Gresse

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Mis à jour (Mardi, 30 Mai 2017 18:00)