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Paul PIRO

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Paul PIRO est né à Bône le 5 septembre 1943. Son père, Gaston Michel PIRO, exerçait la profession d’agriculteur, et sa mère, Jeanne, née Zammit, était la fille d’Augustin Zammit, tenant la boucherie Saint-Augustin, rue Gambetta. Il habitait au numéro 1du boulevard des généraux Morris, face à la place Marchis et au square Randon. A noter que notre charmante amie Colette Lévy habitait aussi le boulevard des Généraux Morris. C’était la Brigitte Bardot bônoise qui faisait fantasmer tous les garçons du quartier.

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La maison PIRO, au premier étage, au-dessus de Gauci et Vella, les liquoristes et limonadiers, derrière le poste à essence Stelline.

Sa scolarité commence à la Doctrine Chrétienne, dans les classes enfantines avec pour « première maîtresse », Doris Bravin, épouse Natali, avec qui il est toujours en contact, en Corse. Elle se poursuit à l’Ecole Victor Hugo, dans les classes primaires. Un de ses meilleurs copains, pendant toute sa scolarité y compris le secondaire jusqu’ au BEPC fut Jacky Bruno qui habitait dans son quartier (rue de Jérusalem à l’époque). Le père fabriquait des cercueils pour Les Pompes funèbres Bruno. Paul et Jacky, toujours en contact se souviennent de leurs parties de cache-cache dans les cercueils alignés.

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Un lundi de Pâques dans la campagne bônoise.
A l’extrême gauche, Paul PIRO (7 ans) sur les épaules de sa première «maîtresse» (d’école), Doris Bravin (Natali).

Comme beaucoup d’élèves de sa génération, il a été marqué par un instituteur très sévère et exigeant: M. Riboud.
Ce maître hors-pair fit redoubler la 7ème à Paul pour lui permettre d’aborder l’enseignement secondaire avec des bases plus solides.. A partir de là, Paul a toujours été placé jusqu’en 3ème , au C.E.G du Champ de Mars, parmi les cinq premiers de la classe (voir photo de classe page 10).
En 1960, le lycée Saint-Augustin étant complet, Paul entre en seconde à Boulouris-Saint-Raphaël (Var). Il revient au pays en 1961, cette fois au Lycée Saint-Augustin où il obtient la première partie de Bac dans la série M’ : c’était l’année 1962 ! Puis, c’est l’abandon de la terre natale et Paul passe sa seconde partie de Bac, dans la série philo, à Strasbourg. Il commence une Licence lettres et technologies de l’information à l’Université de Strasbourg et la termine à Nice.
En raison de sa solide formation universitaire et de ses compétences acquises dans le journalisme, Paul a été rédacteur en chef à l’Agence centrale de presse, puis à l’agence de presse Reuter et également d’un magazine de société à TF1. Il a collaboré au sein des rédactions des stations régionales, Radio et Télévision de Strasbourg, Nancy, Nice et Marseille, ainsi qu’à de nombreux hebdomadaires et quotidiens de la presse régionale française et étrangère francophone. Ce grand reporter et journaliste de renom, a publié aux Editions Alain Sutton, deux beaux ouvrages, témoignage de son amour pour son pays natal, l’Algérie.

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Le premier qu’il intitule « De Bône à Annaba », sorti en 2004, est une compilation des textes évocateurs et de photos pour permettre ainsi, aux lecteurs nostalgiques d’aller sur les pas de leur jeunesse, de survoler les images du passé et de mettre en perspective celles du présent. Ces belles images d’une ville, élégante, vibrante, majestueuse et opulente, qu’on a eu raison de surnommer «la Marseille de l’Afrique du Nord» et à travers laquelle Paul crie son amour, dit ses espoirs et invite au voyage.

Son second ouvrage, « L’Algérie entre ciel et terre », sorti en début 2007, est un autre cri d’amour pour, cette fois-ci, non pas juste sa ville natale, mais aussi son pays adoptif: l’Algérie. Ce beau livre est préfacé par Patrick Poivre d’Arvor qui écrit:

« On est tous d’ailleurs et de nulle part. On est tous d’un entre-deux qui nous écartèle mais qui nous permet aussi d’avancer. Paul Piro a toujours eu un pied en Algérie, un pied en France, un ventricule de ce côté de la Méditerranée, un autre sur la rive opposée, bref, un cœur écarlate franco-algérien. C’est pourquoi il parle si bien de l’Algérie. »

Si l’Amicale des Enfants de Bône devait créer le prix spécial de l’amour de sa ville et de son pays natals, c’est à Paul PIRO qu’il faudrait le décerner. Merci Paul pour nous avoir aider à franchir la passerelle du temps de Bône à Annaba avec l’amour pour fil directeur.

René VENTO

Mis à jour (Mercredi, 08 Décembre 2010 00:15)