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Marc DONATO

De la rue Danton, dans le quartier St Ferdinand de Bône, à Pierrevert, tout près de Manosque, pays de Jean Giono, Marc a suivi un itinéraire qui, grâce à ses talents d’orateur et d’écrivain, lui a permis de gravir tous les échelons de la notoriété jusqu’à la consécration de cinquante ans d’action dans le domaine culturel, puisqu’il vient d’être élevé au grade d’Officier dans l’Ordre des Palmes Académiques.

Marc est né en 1940 à Bône. Son père, Antonin, est rédacteur à la centrale électrique de Bône, sa maman est une fille Gaillot (Mécanique générale).
Dans son enfance, il habite rue Danton, près du collège technique.

Un élève « normal »
Marc commence ses études à l’école du Champ de Mars. Il laisse à ses instituteurs (Messieurs Zerbib, Léoutre, Codaccioni, Saval…) le souvenir d’un élève sans histoires, normal, comme on dirait aujourd’hui.
En 1950, Il entre en 6ème au lycée Saint-Augustin où son esprit frondeur et son humour décapant le font remarquer par ses professeurs, notamment celui de sciences naturelles, M. Laroye. A cette époque, Marc et moi, étions souvent complices pour mijoter des plaisanteries dont les profs étaient les victimes. Et puis, un jour, sans doute taquiné par la muse de la littérature X, Marc osa envoyer une lettre anonyme à un de ses professeurs, signée « l’homme à la quiquette blanche ». Le conseil de discipline, bien qu’il n’eût pas de preuves de visu de l’anatomie du signataire, identifia Marc et l’exclut du lycée.
C’est ainsi que Marc se retrouva au Collège d’Alzon jusqu’à la première partie du bac et de nouveau au lycée pour y préparer la seconde partie du bac dans la série philosophie.

Le temps des amours
En 1956, la famille Donato quitte la rue Danton pour habiter la maison qu’elle a fait construire à Monplaisant, lotissement d'agents de l’E.G.A près de la Ménadia.
C’est l’époque des surprises-parties et son corollaire, les premiers amours. De nombreuses jeunes filles habitent ou fréquentent la cité Montplaisant, toutes plus belles les unes que les autres. Marc a l’embarras du choix mais c’est sur Ginette Laurent, sœur de Gisèle Méloni, qu’il jette son dévolu. Marc et Ginette se sont mariés à l’église Ste Thérèse en 1962 et de leur union sont nés deux enfants, Philippe et Olivier.

Des études dans la tourmente
En 1960, Marc entreprend une licence d’italien à la faculté d’Alger tout en étant pion au lycée de Maison-Carrée. La tourmente des évènements perturbe le déroulement de ses études, qu’il est obligé d’abandonner au moment de l’exode en 1962. Il est alors nommé instituteur à Longwy (Meurthe-et-Moselle), d’abord suppléant éventuel, puis suppléant, remplaçant, stagiaire, titulaire et enfin professeur de collège. Il poursuit ses études universitaires dans des conditions très difficiles.
En 1971, il est muté professeur au collège de Manosque.
En 1981, il reprend ses études à la faculté de lettres d’Aix-en-Provence où il obtient une licence d’histoire, puis une Maîtrise (sujet : Emigration des Maltais en Algérie) et enfin un D.E.A. (sujet : Maltais en Tunisie). Il devient alors professeur certifié d’histoire et géographie, puis professeur certifié hors classe. Il est nommé Chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques en 1997.

Vers la reconnaissance
Après une carrière exemplaire dans l’Education nationale, Marc s’est consacré à des activités de recherche donnant lieu à de nombreuses publications et conférences.
Il est Vice-président de deux associations culturelles et a été l’organisateur avec guidage de 18 voyages culturels qui l’ont conduit à travers l’Europe. Deux pages de ce journal ne suffiraient pas pour citer tous les ouvrages et les actions culturelles dans lesquels Marc est impliqué.

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Remise de l’insigne d’Officier des Palmes Académiques à Marc Donato par l’inspecteur d’Académie Léon Folk

Mais surtout, il reste un Bônois de cœur qui participe aux activités de l’Amicale. Rédacteur de nombreux articles dans la Dépêche de l’Est, il est aussi membre du comité de lecture. Tous les Bônois se souviennent de sa conférence magistrale sur Laurent Ropa, de l’hommage émouvant qu’il a rendu à Baby Jourdan, à ses parents dans « Mon cœur de Bônois », de sa dernière prestation au cabaret bônois dans laquelle il a fait exploser les mots de chez nous dans un SLAM de sa composition…
L’Amicale est fière de compter Marc parmi ses membres et lui adresse toutes ses félicitations pour sa récente promotion, bien méritée, au grade d’Officier des Palmes Académiques.

René VENTO

Mis à jour (Samedi, 29 Juin 2013 22:18)