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La reconnaissance de la nation à Annie PIRAS-SULTANA

Le 11 avril 2013, Madame Annie Piras-Sultana, a été décorée de la Médaille de la Croix du Combattant et de la Reconnaissance de la Nation pour son engagement au sein du Service de Formation des Jeunes en Algérie (S.F.J.A.). Comme toutes les jeunes filles du S.F.J.A., Annie a participé à la guerre d’Algérie, sans arme, avec pour objectif l’émancipation des jeunes déscolarisés. Avec courage et volonté, elle a œuvré, aux côtés des militaires, pour la conquête des esprits.

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Madame Brigitte Preau, Directrice Départementale de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du VAR, décore Annie Piras-Sultana de la Médaille de la Croix du Combattant et de la Reconnaissance de la Nation.

Fille de César Piras et de Raymonde Pinna, Annie est née à Bône en 1942. Elle habitait dans le quartier proche du Marabout de Sidi-Brahim.

Au cours de sa scolarité, elle fréquente successivement l’école de Sidi-Brahim, celle du Champ de Mars et le centre d’apprentissage de la route de Sidi-Brahim (voir la photo de classe page 10).

 

  • Engagement d’Annie Piras au S.F.J.A.

De 1960 à 1961, Annie Piras suit une formation au Centre d’Enseignement des Monitrices des Jeunes en Algérie (C.E.M.J.A) à la Caserne Richemont à Nantes.

 

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Annie Piras (en haut de l’échelle) lors de son stage à Nantes.

Comme toutes les élèves monitrices, elle signe un engagement volontaire avec le S.F.J.A. Comme stipule le contrat : « A l'issue de leur formation sanctionnée par le diplôme, elles doivent servir pendant un an et accepter le poste proposé. Les différents enseignements sont : général, ménager, puériculture, sport et les activités d'éveil à savoir théâtre, chant, photo, etc. Il est à souligner que toutes les monitrices sont alors affectées dans des zone opérationnelles sous la responsabilité de l'armée

Bien que cette formation soit para-militaire, elle est initiée sans arme. Leur maniement est assuré par des militaires. »

 

A l’issue de sa formation, après avoir décroché son diplôme de monitrice, Annie Piras est affectée à REGHIA, commune de Blandan, près de la frontière tunisienne, en zone opérationnelle. Elle restera à ce poste jusqu’en février 1962 puis elle sera mise à disposition par Le S.F.J.A. dans un centre social jusqu’au 30 juin 1962, date de la dissolution du S.F.J.A.

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Blandan se situait sur la route de La Calle entre Morris et Le Tarf.

  • Une militante de la mémoire du S.F.J.A.

Rapatriée en métropole, Annie Piras exerce dans l’Education nationale. Le 16 janvier 1965, elle épouse Henri Sultana. Après une carrière exemplaire dans la fonction de Surveillante générale au lycée technique Jeanne d’Arc, à Rodez, elle milite au sein d’une Association, créée et présidée par Madame Colette Garcia-Arnardi, qui retrace et conserve la mémoire du S.F.J.A.

Grâce à l’action de cette Association, les monitrices du Service de Formation des Jeunes en Algérie, les personnels féminins qui ont travaillé dans une S.A.S.-S.A.U. et les Assistantes Sanitaires Sociales Rurales Adjointes (A.S.S.R.A.)  peuvent prétendre à l'obtention de la Carte du Combattant et du Titre de Reconnaissance de la Nation (voir Dépêche N° 35 page 15).

 

L’Amicale des Enfants de Bône félicite Annie Piras-Sultana pour son engagement pendant la guerre d’Algérie et sa contribution au devoir de mémoire.

 

René VENTO

 

Mis à jour (Dimanche, 22 Mars 2015 22:10)