PostHeaderIcon La rue Négrier

Elle fait partie des rues les plus commerçantes de la ville. Se situant en plein centre, elle part de la place Leclerc, (derrière le Théâtre) croise tout d’abord la rue Bugeaud, avec les cafés bien connus (à gauche le « St Georges », tenu par Georges CINI avec son célèbre marchand de Caldis, Cabo, très apprécié des Bônois, à droite « l’Américain Bar », tenu par Mrs Calanche et Ruggieri, faisant face au « café de l’Etoile », tenu par Mrs Bugeja et Spitéri).

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Plan du quartier autour de la rue Négrier

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Vue du marché de la rue Négrier

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Plan de la rue Négrier avec les commerçants

Nous longeons sur la gauche un coté du marché pour croiser la rue Jean Jaurès, puis la rue Jérusalem et aboutir sur la rue Bougentas. Je laisse le soin à nos lecteurs de découvrir sur le plan ci-dessous, une grande partie des commerçants que nous avons pu localiser grâce à la collaboration de nos amis Bônois que je remercie et tout particulièrement Alain Cautres, Pierre et Christiane Matarèse, René et Thérèse.

La rue NEGRIER du temps du marché couvert

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Le marché aux légumes vu de la rue Négrier
(avant les bombardements de 1942)
L'épicerie Eberhardt à l'angle de la rue Mesmer
et de la rue Négrier (début du siècle dernier)

Qui était NEGRIER ?

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Général François de Négrier
(1788-1842)

Le Général François de Négrier était le fils du Chevalier de Négrier, capitaine de vaisseau sous Louis XVI, qui avait du émigrer à Lisbonne. Il était le frère aîné du Général Ernest-Frédéric de Négrier. Son fils François- Elie-Guillaume a été officier général (1886). Le fils de son frère Ernest, est le Général François-Oscar de Négrier, qui s’est illustré au Tonkin avant d’arriver au sommet de la hiérarchie vers 1900.

Né en 1788, engagé volontaire en 1805, François de Négrier fut décoré de la main même de l’empereur sur le champ de bataille de Friedland, il était alors sergent. Chef de bataillon à vingt-trois ans, il s’illustra à Méry-sur-Seine en arrachant aux Russes le pont en flammes. Fait officier de la Légion d’Honneur pour ce fait d’armes, il se distingua encore à Waterloo où il fut grièvement blessé à la tête. Mis en demi-solde il demeure longtemps chez sa mère, prés du Mans.

Rappelé cependant à l’activité, il est colonel le 22 août 1830, au 54e de ligne ; maréchal de camp en Algérie, il exerça le commandement à Alger pendant l’expédition de Constantine ; il fut commandant de la division de Constantine en 1838, puis en 1841. Son passage a marqué son administration intelligente et équitable de la province, qu’il avait puissamment contribué à pacifier et lui valut de la part des Arabes le nom de « Sultan le Juste ».

Divisionnaire en 1842 et nommé à Lille, le Général de Négrier fut envoyé à l’Assemblée Nationale en 1848 par les électeurs du Nord. Magistrat, il fut des premiers à vouloir maintenir l’ordre pendant les journées d’émeutes et fut tué dans la rue.

Un décret de l’Assemblée décida que son cœur serait déposé aux Invalides. Un centre de colonisation d’Oranie, crée en 1849, s’est appelé Négrier.

Yves MARTHOT

Bibliographie :

  • L’Armée d’Afrique (par le Général Paul Azan)
  • La Conquête de l’Algérie (Pierre Guiral)

Mis à jour (Jeudi, 31 Décembre 2009 15:05)