PostHeaderIcon A propos du rocher du lion

Les Bônois n’étaient pas les seuls à porter intérêt au Rocher du Lion. Ainsi, les voyageurs arrivant à BONE par mer, ne manquaient pas d’être intrigués par cette curiosité de la nature.

Comme, par exemple, le journaliste BOURDE qui, accompagnant une « caravane parlementaire » en Algérie, en 1879, et arrivant en vue de BONE, à bord du vapeur « L’Ajaccio », écrivit dans ses mémoires : « Comme nous approchons, on nous fait remarquer un rocher qui figure un lion avec une vérité que l’on rencontre rarement dans les bizarreries naturelles de ce genre. L’animal est dans une attitude de curiosité profonde dont Barye (1) aurait pu s’inspirer : il est accroupi, les épaules sont renflées par un geste énergique, il penche la tète et regarde attentivement les vagues qui lui lèchent les pattes de devant… ».

(1) : grand sculpteur animalier du 19e siècle.

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Un autre voyageur, M. MAVROCORDATO, lieutenant d’infanterie de l’Armée grecque à ATHENES, en adressa même un croquis, fait de sa main, à la réputée revue scientifique de l’époque, « LA NATURE », (N° 914 du 6.12.1890) avec la mention :

« Je me fais un plaisir de vous envoyer un croquis fait à BONE (Algérie) en 1885. Il représente un rocher connu sous le nom de « ROCHER DU LION ». On croirait voir, en effet, un de ces animaux accroupis, semblable à un gardien vigilant du port… ».

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C’était bien sûr, avant que le malheureux ne soit fâcheusement décapité par un artilleur, sous le prétexte que sa tète gênait, la nuit, le faisceau lumineux d’un projecteur chargé précisément… de surveiller le port !…

Marcel CUTAJAR

Mis à jour (Mercredi, 30 Décembre 2009 19:32)